9 avril : Une manifestation contre « la politique d’austérité »

dimanche 12 avril 2015
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En ce 9 avril, entre 630, selon la police et 1 200 manifestants, selon les syndicats se sont rassemblés sur les allées Villote, pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la politique actuelle. Cette manifestation, à caractère national, entend dénoncer « la politique générale d’austérité menée par le gouvernement. » Didier Mezin, secrétaire général de l’union départementale de la CGT, s’est exprimé devant la foule, pour dénoncer une « injustice sociale » prédominante. Selon lui, tout s’explique avec des chiffres : « Avec deux mille milliards de production de richesses, on en redonne 250 milliards aux entreprises, et ce, sans promesses d’emplois ». Il précise qu’il existe des « possibilités » pour créer de l’emploi, notamment le « passage des 35 heures aux 32 heures », tout en spécifiant qu’il ne s’agit pas de « refaire la loi Aubry ». Les syndicats ont également pointé les problèmes liés) l’emploi, les salaires, les conditions de travail. Au-delà des questions sociales, Didier Mezin a évoqué le problème de la montée du Front national. Pour lui « l’extrême droite puise son énergie dans la souffrance des gens. »

L’éducation en souffrance

Marc Faget, FSU, entend dénoncer « un réel problème salarial ». L’Éducation nationale n’est pas épargnée par cette politique d’austérité, et il déplore « les problèmes de remplacements », car « pour nous, l’Ariège a besoin de postes ». Laure, enseignante, déclare qu’« il y en a marre ! La politique actuelle me fait sortir de mes gonds ! Nous avons peu de moyens, mais il faut toujours faire plus ». Une de ses amies précise que les réformes doivent se faire « pour les enfants, et non pour le tourisme ». Elles regrettent le fait que l’enseignement ne soit plus ce qu’il était : « Autrefois, on enseignait. Aujourd’hui, on coche des cases ».

« Vivre dignement » « La CGT n’est pas un parti politique », mais Didier Mezin considère que son syndicat doit « porter les revendications » des citoyens, et leur donner « l’opportunité de voter différemment ». Toutes les catégories socioprofessionnelles étaient représentées hier, réunies dans un esprit de « sauvegarde des uns pour aider les autres », selon Didier Mezin. Au nom de l’intersyndicale, il a accusé une répartition « injuste » des richesses, un SMIC « au plus bas », ainsi que des grandes régions qui « risquent d’aggraver la situation du service public ». Didier Mezin a parlé « de vivre dignement », en rappelant que la situation n’était pas « une fatalité », et qu’il fallait « redonner confiance aux salariés ». Les manifestations se poursuivront « jusqu’à ce que nous soyons entendus », rappelle-t-il.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/10/2084520-une-manifestation-contre-la-politique-d-austerite.html