Carte Scolaire 2015

FSU : « c’est une carte scolaire d’attente »
dimanche 12 avril 2015
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JPEG - 32.9 ko Marc Faget (SNUipp) et Guillaume Estalrich (SNES), ne sont pas convaincus par les propositions de l’inspection./Photo DDM, F.R.

« Pour nous, c’est une carte scolaire d’attente. L’inspecteur d’académie ne présente que peu de mesures, dans l’attente du protocole qui doit être signé entre les élus, la préfecture et le rectorat » : c’est l’analyse que fait Marc Faget (SNUipp) des propositions présentées par l’administration lors du comité technique qui s’est réuni mardi soir. Ce protocole, valable pour trois ans, entérinerait une baisse modérée du nombre d’enseignants en premier degré (maternelle et élémentaire) pour les trois années à venir : pas plus de trois postes perdus.

« Trouver de nouvelles ressources, rationaliser… » « En échange, reprend Marc Faget, les élus et l’inspection devront faire en sorte de trouver, en interne, des ressources nouvelles et de rationaliser les moyens ». Il s’agit, par exemple, de « privilégier les RPI centralisés sur un seul site ». Et d’ajouter : « Nous sommes en total désaccord avec cette perspective. Nous refusons de nous retrouver pieds et poings liés pour les trois années à venir ».

D’autant que selon la FSU, les propositions faites mardi soir ne répondent pas aux enjeux. « Elles ne permettent pas de mettre en place les nouveaux dispositifs pourtant préconisés par le ministère, fait remarquer Marc Faget. L’accueil des enfants dès trois ans ou le principe “plus de maîtres que de classes” par exemple ».

Manque de remplaçants Elles ne règlent pas non plus la question des remplacements ». Une question sensible : une vingtaine de classes se retrouverait sans enseignant, chaque jour, dans notre département, faute de remplaçants.

« Ces enseignants ne sont plus disponibles dès la rentrée, précise Guillaume Estalrich (SNES). Ils ne sont pas assez nombreux et souvent affectés sur des remplacements à l’année ». La FSU s’inquiète encore du sort fait à l’enseignement spécialisé : deux postes (au total) pourraient être supprimés dans les Instituts Médico-Éducatifs de La Vernière et d’Eycheil. Et aussi de la situation dans certaines écoles, à Pamiers ou à Mazères, où les effectifs peuvent atteindre 27 élèves par classe.

« Les écoles du Cazalé, de Lestang ou des Carmes pourraient bénéficier d’un accompagnement différent », estime Marc Faget.

Une ouverture de classe (Saint-Girons) et cinq fermetures (Escosse-Bézac, Ste-Croix-Volvestre, Engomer, Lescure, Rouze-Quérigut...) ont été évoquées au cours de cette réunion. Elles seront (ou pas) validées ce vendredi en comité départemental.

Inquiets pour Tarascon La FSU ne cache pas son inquiétude pour le secteur de Tarascon-Vicdessos, qui va perdre progressivement son statut de zone d’éducation prioritaire. « Les critères d’attribution ont changé, alors que les problèmes demeurent », fait remarquer Guillaume Estalrich (SNES). En février dernier, 100 % des enseignants du collège de Tarascon se sont mis en grève en protestation contre cette décision.

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