viva la revolucion !

La révolte gronde dans notre école.
mercredi 23 septembre 2020
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Une syndiquée indignée nous écrit... Au SNUipp-FSU 09, on partage !

"La révolte gronde dans notre école.

- La fermeture des classes à partir de 3 cas de covid confirmés est une décision qui met en danger les personnels. Alors 1 cas ne contamine personne, 2 cas ne contaminent personne et 3 cas contaminent tout le monde ?

- Si un enfant dans ma classe est cas confirmé, ce qui implique que les parents, qui ont toute latitude dans ce protocole, ont été assez honnêtes pour nous tenir au courant, assez citoyens pour emmener leur enfant chez le médecin, que le médecin ne les a pas mis dehors parce que "c’est juste un petit rhume Madame... ah ces enseignants !", que leur enfant a fait un PCR exactement entre le 7e et le 10e jour... si toutes ces conditions sont validées, je ne serai même pas considérée comme cas contact ???

- Le dogme, propre à la France, selon lequel les enfants ne se contaminent pas entre eux et ne contaminent pas les adultes, peut être remis en question tant les scientifiques savent peu de choses sur le sujet. A l’étranger, beaucoup de pays ne sont pas aussi affirmatifs.

- Par ailleurs, s’ils ne se contaminent pas entre eux, pourquoi devons-nous respecter le protocole sanitaire ? Pourquoi éviter les brassages ? Pourquoi devons-nous leur laver les mains aussi souvent ? Si ce sont seulement les adultes entre eux qui se contaminent, ou les adultes vers enfants, prévoyons un protocole dans lequel les adultes se lavent les mains, et pas les enfants. Nous limitons les brassages, mais les alae et cantines mélangent les enfants. Nous leur lavons les mains la moitié de la matinée, mais ils ne se contaminent pas entre eux.

- Ah oui, et dans la pub à la télé, Sarah ne va pas voir sa grand-mère pour ne pas la contaminer. Par contre, dans la vraie vie, Sarah va à l’école, sa maîtresse la console, la soigne, elle éternue sur sa maîtresse car elle n’arrive pas à mettre son bras assez vite devant son nez... sa maîtresse n’a pas le temps de se laver les mains car il faudrait qu’elle laisse ses 28 élèves sans surveillance puisqu’il n’y a pas d’ATSEM aujourd’hui (la mairie fait des économies) et qu’elle est seule avec ses élèves, dont 3 enfants avec troubles du comportement non pris en charge car il n’y a plus d’AVS, ça coûte trop cher... Mais si la maîtresse est malade, elle aura un jour de carence car quand même il ne faudrait pas que les enseignants se la coulent douce aux frais de la Mgen, déjà qu’ils ont plein de vacances... Et elle ne peut pas attraper la Covid de toute façon, la maîtresse, puisque son masque grand public la protège (pas comme la grand-mère de Sarah).

- Nos masques ne nous protègent pas. Ce sont des masques grand public, même pour les personnels vulnérables. Oh, j’oubliais, on a réduit la liste des personnels vulnérables.

- Et en plus, si on attrape la covid, on a un jour de carence ??

Pour ma part, je dis STOP. Trop c’est trop. Ils nous prennent vraiment pour des idiot.e.s. Cherchons tous les moyens d’action, exprimons-nous en tant que syndicat (j’ai entendu le snuipp ce matin sur France Inter, c’est un début) , filmons des classes de maternelle, descendons dans la rue pour ces motifs ou trouvons d’autres manières d’agir. Pour ma part, je suis prête à attaquer l’Etat pour mise en danger de ses agents. Dans l’école, nous cherchons comment agir intelligemment (motion de conseil des maîtres ?).

j’espère que d’autres enseignants partagent cette indignation parce que si on ne dit rien là, c’est même pas la peine pour le reste !!"

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